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Je fais la paix avec mes intestins !

Souffrez-vous de ballonnements, de flatulences, d’éructations, de douleurs abdominales ? Votre transit est perturbé ? Votre digestion est lente, votre estomac enfle, votre ventre gonfle à chaque repas et pour toute la journée ?

Vous avez des intolérances alimentaire ? Votre médecin vous a peut-être diagnostiqué une colopathie fonctionnelle ?

Si vous êtes dans ce cas, lisez la suite !

Il n'y a pas forcément une solution miracle, mais la diététique peut aider à diminuer tous les symptômes qui sont handicapants.

1- L'intestin notre "deuxième cerveau" :

Notre intestin est un véritable organe, complexe. Il mesure 8 mètre de long, et il est vital à notre survie puisque c'est à cet endroit où siège la digestion. Il absorbe les vitamines et les minéraux issus de notre alimentation.

Il participe à notre système de défense immunitaire, il sécrète des substances actives, de même, il communique avec nous lorsqu'il exprime ses sensations que tout le monde à déjà ressentit ("avoir la boule au ventre", "le ventre noué", "la peur au ventre"), il peut donc jouer sur notre humeur et nos sentiments. L’intestin et le cerveau sont donc étroitement connectés. Le système nerveux central est en interaction permanente avec le tube digestif.

De plus, entre le cerveau et l’intestin, un troisième acteur s’est glissé : le microbiote intestinal qui prendrait part également à ce mystérieux dialogue.

Dans les plis de l’intestin se logent 100 000 milliards de bactéries, soit dix fois plus que le nombre de cellules constituant notre corps ! Elles forment ce qu’on appelle le microbiote intestinal (flore intestinale), riche de 800 à 1 000 espèces différentes, dont environ 60 espèces qui constituent un lot commun. L’ensemble pèse 2 kg, plus que notre cerveau (1,3 kg).

C’est ainsi qu’elles facilitent la digestion, notamment en dégradant les fibres des fruits et légumes, stabilisent la tension artérielle, métabolisent les médicaments, produisent des vitamines, des acides aminés et, enfin, protègent la muqueuse intestinale contre l’installation éventuelle de «mauvaises bactéries» et de virus.

Il est donc vital que nous prenons soin de nos intestins et donc de notre microbiote !

2- Et si c'était le SIBO ?

Comme je le disais en introduction, beaucoup souffrent des intestins et ne digèrent plus rien. Et si c'était un déséquilibre de la flore intestinale ?

L’équilibre de la flore intestinale est fondamental pour un intestin en santé. Cette flore est prédominante dans le côlon.

Dans un système digestif sain, l’estomac et l’intestin grêle contiennent peu de bactéries, contrairement au côlon.

L’intestin grêle est impliqué dans la digestion des aliments, et l’assimilation des nutriments, tandis que la flore du côlon produit de la fermentation à partir des sucres non digérés, ainsi que de la putréfaction (décomposition des matières organiques sous l'action des bactéries).

Si l’équilibre normal du côlon est perturbé, diverses bactéries du côlon peuvent alors migrer dans l’intestin grêle et y proliférer. Cette prolifération bactérienne intestinale anormale dans l’intestin grêle est appelée SIBO (pour small intestinal bacterial overgrowth). Cette flore pathogène fermente, produit des gaz (hydrogène, méthane…) et des acides, qui sont donc à l’origine de nombreux troubles digestifs. De plus, cette prolifération bactérienne est souvent associée à une prolifération fongique (candida albicans) dans l’intestin grêle (appelée SIFO pour small intestinal fungal overgrowth).

Supposons que ce soit un déséquilibre de la flore intestinale qui est à l'origine de vos problèmes intestinaux. Retrouvez-vous maintenant dans certains de ces facteurs à risque ?

3- Les facteurs à risque.

Plusieurs facteurs favorisent le SIBO : une mauvaise mastication, le manque d’acidité dans l’estomac (hypochlorhydrie) entretenu par la prise abusive et au long cours de médicaments anti-acides, une mauvaise vidange gastrique sont fréquemment mis en cause.

Un autre facteur de risque important est la diminution de la mobilité intestinale, observée en cas d’hypochlorhydrie, d’hypothyroïdie, de stress, ou d’altérations de la muqueuse de l’intestin grêle.

D’autres facteurs de risque du SIBO (+ SIFO) sont liés aux altérations de la flore dans le côlon, la présence de maladies inflammatoires intestinales chroniques (maladie de Crohn, rectocolite, diverticulite, maladie cœliaque), des gastroentérites fréquentes, ainsi que certaines infections virales (Epstein Barr, Cytomégalovirus, Herpès) ou parasitaires.

Ainsi, la prise répétée d’antibiotiques, ou de laxatifs, la chimiothérapie ou radiothérapie, les chirurgies gastro-intestinales favorisent également cette pullulation bactérienne et fongique dans le côlon et dans l’intestin grêle.

Voilà quelques facteurs qui peuvent expliquer vos troubles. Mais comment en être sûr ?

4- Le diagnostique :

La prolifération bactérienne présente dans l’intestin grêle produit divers gaz qu’il est possible d’évaluer par un test respiratoire. Cependant ceci, nécessite un appareillage particulier, qui mesure le type et la quantité de gaz expirés. Cette mesure peut fluctuer.

Une façon plus simple de procéder est d’être à l’écoute de votre corps, et de ses symptômes.

En présence d’un SIBO, il est fréquent d’observer une augmentation des symptômes suite à la consommation de fibres (légumes, fruits, peau des amandes, céréales complètes etc... ), de prébiotiques (artichaut, oignons, asperges, betteraves, poireau etc..) ou de certains probiotiques (yaourt, bière, choucroute, kéfir, gélules de probiotiques etc..).

Si vous ne supportez pas ces aliments cités, vous avez sûrement d'un déséquilibre du microbiote !

Or attention, prendre des pré/probiotiques n’est pas forcément une bonne idée en première intention si on souffre d’un SIBO. Il faut d’abord éliminer la flore pathogène et nettoyer ses intestins ! Cela est primordial pourquoi ?

5- Effet néfaste sur la santé ?

Et oui !

Le SIBO interfère avec la digestion et l’absorption des nutriments, ce qui provoque des nombreuses carences en vitamines liposolubles (vitamines A, D, E, K), en vitamine B12 et en fer. (Chez ces personnes, cela peut expliquer leur fatigue chronique et leur perte de cheveux même en mangeant équilibré !)

La pullulation bactérienne dans l’intestin grêle provoque une série de symptômes désagréables tels que ballonnements, crampes ou douleurs, troubles digestifs, oppression après le repas, distension abdominale, nausées, gaz, éructations, perturbation du transit (constipation ou diarrhée).

La muqueuse intestinale s’altère, ce qui favorise une hyperperméabilité intestinale, et une inflammation chronique à l’origine de diverses problématiques de santé. Le SIBO est fréquemment retrouvé en cas de côlon irritable ou colopathie fonctionnelle, et chez la moitié des personnes souffrant d’hypothyroïdie.

On estime que cette prolifération bactérienne délétère est impliquée dans la résistance à l’insuline, le diabète, le foie gras, l’hypertension, l’obésité, la fibromyalgie etc. 80% des personnes souffrant du syndrome métabolique ont un SIBO et/ou un SIFO (candida albicans). Dans toute pathologie chronique, il est primordial de traiter cette prolifération bactérienne et fongique afin de restaurer une flore optimale dans tout le tube digestif. N’oublions pas que l’intestin est le siège de l’immunité et aussi notre second cerveau, alors prenons en soin !

6- Des solutions ?

Vous l’avez compris : le plus important est d’assainir vos intestins, en éliminant dans une première phase cette pullulation bactérienne (et éventuellement fongique : le candida albicans), à l’aide de diverses plantes comme l’origan, le lapacho, l’hydraste du canada, l’ail, la cannelle, le clou de girofle, le noyer etc. (Surtout se renseigner auprès d'un thérapeute ou d'un naturopathe pour entreprendre un protocole. Soyez toujours accompagné dans toute démarche ! )

Les produits de la ruche (propolis) ou l’argent colloïdal sont également très intéressants pour leurs actions antibactérienne, antifongique et antivirale. Bien soutenir les émonctoires est primordial pour éliminer les toxines et éviter les désagréments liés au traitement. Le traitement sera adapté au terrain de chacun.

N’oublions pas également d’aider le système immunitaire, et de renforcer les barrières (vos muqueuses !). Ne pas nourrir la flore pathogène est indispensable : éliminer ce qui fait fermenter, en suivant un régime FODMAPS*, ou le régime GAPS*, et consommer de bons bouillons (légumes, viande ou poisson) pour aider l’intestin à se réparer.

*Vous trouverez la liste des aliments à éviter et le protocole à adopter sur internet !

Des intestins poreux peuvent être à l'origine à des intolérances ou allergies alimentaires , il faut donc tout d'abord réparer la paroi intestinale grâce à un acide aminé l-glutamine que vous trouverez en parapharmacie. (Demandez conseil à une pharmacienne ou naturopathe !)

Veillez à avoir une alimentation la plus naturelle possible. Cuisinez simple et sans produits transformés.

Évitez le plus possible le sucre ajouté afin d'affamer ces fameux candida albicans !

Vos intestins vous remercieront !

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Diplômée d'état

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